Le plus haut sommet d'Europe
Après l'expédition Aconcagua, Christian HOWILLER s'attaque au Mont Elbrouz, situé en Russie, dans le nord du Caucase.
Le Mont Elbrouz culmine à 5 642 mètres : il s'agit du plus haut sommet d'Europe. Voici le récit de cette ascension :
"Le 27 juin 2009, je pars seul pour une course d'acclimatation. Je gravis sans difficulté le Pic Tchegen dans la journée.
Le lendemain, 28 juin, je repars avec mon complice Yves ASTIER pour une nouvelle course d'acclimatation. Nous montons à 5 200 m avant d'être stoppés par une furieuse tempête de neige. La montagne se porte comme un charme, perfide, indomptable. Nous nous réfugions pour la nuit au camp de base à 2 800 m.
La puissance, c'est pour la montagne seule.
Je me réveille en pleine nuit bien mal en point.
La journée du 29 juin, je la passe à me soigner. Nous avons appris la mort de deux alpinistes roumains. Je ne pense plus aux raisons de la passion. J'espère de toutes mes forces.
Le 30 juin à 0h15, nous quittons le camp pour l'assaut final. Nos visages sont marqués par l'ombre du doute. Je suis las de n'être jamais sûr de rien là-haut !
Cette nuit l'air est vif comme le feu, nous partons vers la haute altitude. Nous progressons rapidement la vue s'est encore dépouillée. Le ciel est d'encre bleu marine. En face, une avalanche a dévalé la pente du Petit Elbrouz semant le doute et l'inquiétude. La rudesse de l'effort calmait mes ardeurs. Mais il me fallait vaincre à tout prix cette fois-ci.
A 6 h 30, le sommet est en vue.
Mon compagnon de cordée m'impose un rythme infernal. Yves ASTIER ayant déjà gravi deux fois cette montagne, anticipe la descente. Je l'oblige à faire une pause, en profite pour m'alimenter et boire.
Je soutiens alors un instant son regard de montagnard et je comprends qu'il doute de moi.
Furieux, je décide de prendre la tête de la cordée et de lui imposer la tension permanente de la corde et cela durera jusqu'au sommet, que nous atteindrons vers 8 h 15.
La descente fut une belle balade longue de 3 h ½ au cours de laquelle j'ai fait une chute sans gravité. Mon ami Yves, conscient des efforts que j'avais fournis, s'y attendait sans doute. Le rappel à l'ordre était immédiat. La tension sur la corde à nouveau maximale !
J'avais vaincu par la voie normale, et à la première tentative, la plus haute montage de notre continent".

La vie est un bien perdu
Quand on n'a pas vécu
Comme on l'aurait voulu
Prochains sommets :
ACONCAGUA
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Argentine, Cordillère des Andes
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7 000 m
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PIC LENINE
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Russie
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6 000 m
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MUSTAG ATA
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Chine
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7 500 m
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